François Ruffin
Agriculture et pêche
42 positions documentées, de son programme d'abord, puis de sa campagne, de son parti et de textes antérieurs.
Programme ou document de campagne 2027 : 5 · Proposition ou déclaration de campagne : 37
-
Orienter prioritairement l’agriculture vers l’alimentation des soixante-sept millions de Français, les exportations portant sur les surplus éventuels.
-
Soutenir élevage à l’herbe, polyculture-élevage et fermes à taille humaine avec haies et parcours arborés, dans une sortie du modèle industriel hors-sol.
-
Favoriser l’accès à la terre des personnes qui la travaillent plutôt que l’agrandissement des exploitations.
-
Soutenir les formes collectives qui partagent capital et contraintes et facilitent l’entrée de personnes n’ayant pas hérité d’une ferme.
-
Orienter l’agriculture vers protection de l’environnement et alimentation de la population.
-
Utiliser des quotas de production et un coefficient encadrant les écarts de prix, aux côtés des prix planchers, pour réguler les marchés agricoles.
-
Dans sa contribution, Sébastien Jumel soutient simplification des normes, prix rémunérateurs et protection contre la concurrence déloyale, sans nouveaux paramètres d’application.
-
Réorienter une partie du premier pilier de la PAC vers les unités de travail réellement présentes et les premiers hectares plutôt que la seule surface.
-
Plafonner les aides aux plus grandes exploitations, sans plafond chiffré dans ce cahier.
-
Réduire progressivement les intrants de synthèse et la dépendance aux engrais et au soja importés par légumineuses, rotations longues, fertilité organique et protection des semences.
-
Orienter les achats publics alimentaires vers les produits locaux et saisonniers et accompagner le respect du seuil de vingt pour cent de bio dans cantines scolaires et hôpitaux.
-
Porter l’objectif de bio dans ces approvisionnements à trente pour cent en 2030 puis cinquante pour cent en 2035, avec accompagnement ; la base de calcul n’est pas explicitée dans le paragraphe.
-
Viser chaque année davantage d’installations agricoles durables que de départs.
-
Imposer pour les denrées les plus représentatives des prix minimaux couvrant coûts de production, rémunération juste du travail et amortissement du capital, avec majoration pour qualité et labels dont le bio.
-
Confier la fixation des références aux interprofessions, étendre leurs accords et faire fixer les références par l’État faute d’accord ; défendre le dispositif au niveau européen même en cas de conflit avec la Commission.
-
Rendre transparentes les marges alimentaires et envisager leur encadrement pour prévenir les abus.
-
Développer les contrats alimentaires respectant les principes du commerce équitable.
-
Favoriser explicitement les produits locaux et durables dans la commande publique.
-
Rendre systématique l’étiquetage de l’origine des aliments.
-
Généraliser les paiements pour services environnementaux rémunérant paysages et pratiques : haies, mares, couverts, rotations longues et prairies permanentes.
-
Créer un fonds de garantie pour sécuriser les conversions et filières biologiques.
-
Rétablir l’aide au maintien de l’agriculture biologique.
-
Sécuriser et accroître les moyens de l’Agence Bio pour structurer les filières de transformation et développer la distribution en restauration collective.
-
Fixer des prix agricoles garantis par filière couvrant coûts, rémunération et amortissement, avec majoration de qualité ; empêcher les importations sous ces prix, favoriser les achats locaux durables et réorienter une partie de la PAC vers le travail.
-
Généraliser les paiements de services environnementaux rémunérant haies, mares et pratiques comme couverts, rotations et prairies, avec protection et partage équitable de l’eau.
-
Créer une garantie pour les conversions biologiques, rétablir l’aide au maintien et accroître les moyens de l’Agence Bio pour transformation et restauration collective.
-
Citer protéines végétales, engrais, tracteurs, céréales, produits laitiers, volailles, tomates et sucre parmi les exemples agroalimentaires stratégiques.
-
Utiliser des sauvegardes sanitaires contre les produits comportant des substances interdites lorsque l’Anses établit des risques sérieux pour santé ou environnement, et imposer l’origine des aliments transformés.
-
Renforcer les obligations des cantines pour tendre vers 80 % d’aliments issus d’une agriculture durable ; le texte prévoit qu’ils soient principalement français sans établir une équivalence stricte entre durable et français.
-
Rendre Origin’Info obligatoire, détailler les origines des ingrédients par ordre décroissant et sanctionner de façon dissuasive les déclarations trompeuses.
-
Gérer et acquérir publiquement des forêts privées délaissées pour prévenir les incendies et stabiliser l’approvisionnement et les prix de l’industrie du bois.
-
Déclencher l’indemnisation nationale agricole dès 30 % de pertes dans toutes les filières.
-
Appliquer le même taux d’indemnisation nationale aux agriculteurs assurés et non assurés.
-
Verser cinq mille euros d’aide directe par agriculteur touché, particulièrement pour soutenir les petites fermes.
-
Avancer le versement des aides de la PAC pour soutenir la trésorerie agricole.
-
Poursuivre débroussaillage, pâturage et coupures de combustible et adapter les essences forestières pour prévenir les incendies.
-
Permettre aux régies publiques de gérer les forêts privées insuffisamment entretenues, avec diversification, débroussaillage, accès et prélèvements raisonnés ; le propriétaire conserve une part des recettes et peut être sanctionné en cas d’abandon durable.
-
Accroître la propriété publique par achats prioritaires de petites parcelles et participations dans de plus grandes, avec moyens de préemption renforcés.
-
Simplifier, pour les forêts durablement négligées à haut risque, l’acquisition y compris par expropriation indemnisée après échec d’un accord amiable.
-
Renforcer les paiements environnementaux pour l’élevage semi-extensif dans les zones abandonnées et sous-bois difficiles à entretenir.
-
Mettre progressivement sous gestion publique environ trois millions d’hectares prioritaires supplémentaires, avec renforcement de l’ONF estimé à deux cents millions d’euros annuels à terme, en partie financé par le bois.
-
Envisager l’acquisition d’environ un quart des forêts privées les moins entretenues ; le périmètre précis et le véhicule financier demeurent à préciser.
Citer cette page
Source Civique, « François Ruffin — Agriculture et pêche », https://sourcecivique.fr/candidats/francois-ruffin/agriculture/, consulté le [date] (version du 2 novembre 2026).
Chaque information de la page renvoie à sa source primaire : citez aussi celle-ci.
